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Histoire de Gagnac

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04-11-2006

Gagnac : vue aérienne du Bourg
Gagnac : la structure du fort ancien
Gagnac hier ...

La commune de Gagnac (arrondissement de Figeac, canton de Bretenoux) est située au nord du département du Lot, entre la rivière Dordogne à l'ouest et les premiers contreforts du Ségala à l'est, au débouché des gorges de la Cère. Très modifié au cours de l'histoire (ganhac, ganhat, ganiat, gaignac…), le nom de Gagnac, avec sa terminaison en « ac » (ou « at ») pourrait témoigner d’une installation gallo-romaine (le domaine de Ganius ?). Il est un signe d'ancienneté comme celui de Saint-Martin, patronyme attribué à l’église du fort. Plusieurs sites de la commune semblent avoir été habités à diverses époques de la préhistoire.

Au temps de la féodalité, Gagnac fut une des châtellenies du Quercy, plus étendue que la commune actuelle, avec un châtelain et plusieurs " petits seigneurs " : de Salgues, de Miègemont (Altillac), de La Borie (Laval-de-Cère), plus tard de La Grènerie. Sa situation lui valait de contrôler une " route du sel " vers l'Auvergne et le flottage des bois sur la Cère, ce qui en faisait un objet de conflits entre les seigneurs voisins et rivaux de Castelnau et de Turenne. Incertain jusqu'en 1251, son rattachement à la vicomté de Turenne est avéré à partir de cette date. Dès lors, Gagnac, troisième cité en importance de la vicomté quercynoise, a sa part des événements qui marquent l'histoire de celle-ci.

Dévasté pendant la Guerre de cent ans, le bourg reconstruit fut de nouveau endommagé au cours des Guerres de religion, notamment en 1586, parce qu'il était aux mains des "réformés", par l'armée du catholique Duc de Mayenne. De nombreux linteaux, au bourg et dans plusieurs hameaux sont datés de la fin du 16e siècle et surtout du 17e siècle, et témoignent d’une importante phase de construction ou reconstruction après ces événements.

Chapelle de la Bessonie
La chapelle du cimetière (de la Bessonie)
Vendu à la couronne avec la vicomté de Turenne, en 1738, Gagnac est alors pleinement intégré au Royaume de France, une Prévôté royale y est créée, signe de son importance réaffirmée. Les troubles de la Révolution, marqués sans doute par diverses déprédations, voient l'émergence de personnages localement importants comme le médecin Pierre-Benoît Drulhe: il est choisi en 1790 comme premier maire de la commune de Gagnac,  plus étendue alors qu'aujourd'hui, puisqu'elle englobait une partie de celles, créées plus tard, d'Estal et de Laval-de-Cère, puis se voit confier des missions importantes comme membre du Directoire du District de Saint Céré.

Au 19e et au début du 20e siècles, d'importantes transformations affectent le visage de la commune. La disparition progressive de la vigne, longtemps culture dominante et source majeure de revenus mais victime du phylloxéra, modifie profondément le paysage et pèse sur la vie économique locale. L'exode rural entraîne une réduction modérée de la population, mais pourtant l'étiolement de nombreux hameaux. En revanche, l'ouverture du pont sur la Cère en 1887, celle de la voie ferrée Brive - Aurillac en 1891, offrent des perspectives nouvelles et changent les relations dans la commune et avec son voisinage, favorisant de nouvelles cultures de rapport comme celle de la fraise.

Dernière mise à jour : ( 04-03-2007 )
 
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